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Nos fiertés

A la santé du serpent

Exemplaire nominatif de René Char ! Le nombre total d’exemplaires était de 604 exemplaires dont seulement 54 sont imprimés sur Vélin d’Arches et dotés d’une lithographie, en frontispice, pleine page signée et datée de Miró tirée par Mourlot. Très belle réussite éditoriale, le mystérieux alphabet inventé par l’artiste répondant parfaitement aux aphorismes poétiques de René Char. Le langage pictural de Miró accompagne le texte comme une notation musicale.

La reliure est en maroquin, noir pour le dos avec titre et cordon d’or, et couvertures marron clair en forme de peau de serpent finement reproduite. La couverture et le dos blancs  imprimés en noir ont été conservés.

Notre ouvrage est enrichi de la « sélection du mois » envoyée par GLM en juillet 1954 où il est présenté dans la section « réalisation graphique ». Il est aussi enrichi d’une feuille de papier blanc avec René Char tapé à la machine en haut à gauche.

1 ¢ Life

En 1962, l’artiste sino-américain Walasse Ting partage son projet de rêve avec le peintre Sam Francis : créer une anthologie de sa poésie illustrée par les plus grands artistes. Au cours des deux années suivantes, Ting et Francis ont choisi des expressionnistes abstraits et des artistes pop – parmi lesquels Andy Warhol, Joan Mitchell, Robert Rauschenberg et Roy Lichtenstein – pour créer des imprimés destinés à cette anthologie, qu’ils ont intitulée 1 ¢ Life. Publié en 1964 par E. W. Kornfeld en 2000 exemplaires, 1 ¢ Life présente 62 lithographies en couleurs de 28 artistes emblématiques. On y trouve des lèvres colorées de Warhol, des éclaboussures abstraites de Mitchell et des filles de cartoon de Lichtenstein.

Dictionnaire Chinois
Français et Latin

Édition originale de cet ouvrage rare, monument éditorial, et qui a marqué les débuts de la sinologie de France.

Ce dictionnaire sans équivalent, composé entre 1694 et 1699 par le père Basile de Gemona (1648-1704), missionnaire franciscain en Chine, circula à l’origine sous forme manuscrite. La complexité technique d’une telle entreprise éditoriale en différa longtemps la publication. Les caractères chinois nécessaires furent gravés sur bois sous la direction d’Etienne Fourmont, entre 1715 et 1742, on les appela les « buis du roi », et ils furent déposés en 1745 à la bibliothèque du roi. Il faut attendre 1802 pour les voir arriver dans les collections de l’Imprimerie impériale, c’est en 1808 qu’un nouveau projet éditorial est lancé, confié à Chrétien Louis Joseph de Guignes, ancien consul de France en Chine.

Meidosems

Paris, Editions du Point du jour, 31 octobre 1948. Un volume in-4 en feuilles sous chemise à liens d’éditeur. Edition originale numérotée (#145) sur pur fil Johannot (250 exemplaires, après un sur Chine, 20 sur Arches, signés par l’auteur et l’éditeur et accompagnés d’une suite en trois couleurs).

Michaux dira de ce livre qu’il «n’a de commun que d’être introuvable». Cet ouvrage contient douze lithographies originales exécutées à même la pierre, tirées par E. Desjobert.

Le livre aborde la période «Meidosem» ou «psychologisme» de Michaux, pseudo-mouvement artistique dont il était à la fois l’initiateur et l’unique disciple. C’est «en pensant au phénomène de la peinture», que Michaux explique les règles de cet art visant à faire «le portrait des tempéraments».

Avec le très rare bon de souscription.

78 Rue Mazarine, 75006 Paris